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Titre original : Adventures in Dinosaur City
Titre alternatif américain : Dinosaurs

Réalisateur : Brett Thompson
Avec : Marc Martorana, Tony Doyle, R.A. Mihailoff, Don Barnes, Omri Katz…
Durée : 88 minutes
Année de production : 1991
Origine : USA

Histoire : Un trio d’enfants est accidentellement projeté sur des terres préhistoriques, où habitent d’étranges dinosaures. Unissant leurs forces avec un tyrannosaure combattant le crime, Rex, son bras droit reptilien, Tops, et un doux farceur nommé Forey, ils embarquent dans une mission afin de récupérer une pile énergétique volée, et ainsi empêcher la destruction de Saur City.

Ma chronique : Plusieurs années après avoir passé des heures sur le jeu Dino City (sorti sur Super Nintendo en 1992), je découvre finalement que ce dernier n’est pas une œuvre originale, mais une adaptation (très libre) d’un film ! L’œuvre en question est Adventures in Dinosaur City, renommée plus sobrement Dinosaures par chez nous.
Ayant adoré le jeu vidéo, j’étais du coup impatient de découvrir le matériel de base… qui m’a finalement déçu.

Je me suis, en effet, retrouvé face à de la fantasy préhistorique, principalement à destination des enfants. Du coup, j’ai eu énormément de peine à rentrer dans l’histoire, contrairement aux jeunes héros de Dinosaures qui, eux, y ont été littéralement aspirés via un écran de télévision (en fait un portail multidimensionnel). Voilà sans doute pourquoi, d’ailleurs, mes parents m’ont toujours dit de ne pas m’asseoir trop près des écrans TV. C’est dangereux ces machins, imaginez regarder Plus belle la vie et vous faire aspirer dedans… Effrayant, non ?
On pourrait aussi voir cela comme une métaphore sur le fait que les jeunes passent trop de temps devant les écrans ou que le monde virtuel prend le pas sur la vraie vie. Dinosaures serait alors un film visionnaire, critiquant la société d’aujourd’hui. Balèze !

Reprenons plus sérieusement. L’intrigue se déroulant majoritairement dans un monde fantaisiste, il y a évidemment plein d’effets spéciaux… sans que la qualité ne soit au rendez-vous pour autant. En même temps c’est excusable, puisqu’il ne s’agit que d’un téléfilm, et du tout début des années 90 qui plus est. Pas si surprenant donc. Seuls les dinos ne sont plutôt pas mal dans leur genre (les différentes créatures prennent vie à l’aide de marionnettes, animatroniques ou hommes costumés). Les décors, eux, font très “studio” et on n’y croit pas une seconde. Je trouve cependant que cet aspect leur donne du charme.

Niveau jeu, les acteurs surjouent beaucoup et, côté humour, on a droit à beaucoup de lourdeur. Le scénario reste correct, mais aurait pu être bien plus creusé.
Je pense que ces défauts sont directement liés au fait que la cible du long-métrage soit un jeune public. En visant une audience plus large, le résultat aurait certainement été très différent.

Ceci dit, des éléments à destination des adultes sont glissées par-ci par-là. Comme une blonde canon (et assez cruche) en tenue préhistorique affriolante, ou encore, plus inattendu, une évidente référence visuelle à une masturbation (qui échappera aux plus jeunes, je vous rassure).

Notons enfin la présence de Omri Katz dans le rôle principal, qui connaîtra son heure de gloire deux ans plus tard en interprétant Max dans Hocus Pocus, ainsi que Stan dans Panic sur Florida Beach. Sans oublier la fameuse série Marshall et Simon en 1991, qui avait plutôt bien marché auprès des enfants à l’époque.
Et il y a un autre acteur plus ou moins connu dans ce téléfilm préhistorique : R.A. Mihailoff, qui joue ici le dinosaure Mr. Big, célèbre pour avoir interprété Leatherface dans le troisième volet de la saga Massacre à la tronçonneuse.

J’ai malheureusement découvert Dinosaures trop tardivement pour pleinement l’apprécier, il aura au moins eu le mérite de me divertir, indirectement, une partie de mon enfance grâce à son adaptation vidéoludique. C’est toujours mieux que rien.

Autour du film :

  • Des infos sur la créations des dinosaures de Dinosaures (bah tiens !) sont disponibles sur le blog de Greg Aronowitz, qui était chargé de leur conception.

Blu-ray, DVD et VHS :
Dinosaures n’existe pas en DVD en France, mais est disponible en zone 2 depuis juillet 2014 en Allemagne (sous le titre Hilfe, Dinosaurier). L’édition comporte la vo en plus de la piste allemande, sans le moindre sous-titres.

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