Réalisateur : Ivan Reitman
Avec : Eugene Levy, Andrea Martin, Ronald Ulrich, Randall Carpenter…
Durée : 80 minutes
Année de production : 1973
Origine : Canada

Histoire : La légende d’Anthea, Clarissa et Leona est toujours racontée avec délectation dans la ville isolée de Farnhamville. Elle parle de trois filles incroyablement belles ayant séduit des hommes jusqu’à leur ferme, les menant à une mort horrible, avant de rituellement consommer leur chair dans un étrange rite qui leur permettrait de rester jeunes et belles pour toujours.
Cette légende devient une écœurante réalité pour Cliff et Gloria, un jeune couple forcé de passer la nuit dans Farnhamville lorsque leur voiture tombe en panne…

Ma chronique : Cannibal Girls est le second film d’Ivan Reitman (le premier étant Foxy Lady, sorti en 1971), qui réalisera par la suite notamment S.O.S. Fantômes (1984), Un flic à la maternelle (1990), 6 jours, 7 nuits (1998) ou encore Evolution (2001). Reitman retrouve ici deux acteurs ayant débuté leurs carrières en obtenant chacun un rôle dans son Foxy Lady : Eugene Levy et Andrea Martin. L’un est par la suite devenu très connu en jouant le père de Jim dans la saga American Pie (1999-2012), tandis que l’autre a doublé un paquet de personnages dans plusieurs dessins animés, en plus d’apparaitre régulièrement dans des films et séries TV.

Ce film de cannibales, très amateur, se trouve être une comédie horrifique comprenant plusieurs touches d’humour noir. On y découvre un Eugene Levy très “villeux” dont le look a de quoi faire rire, même si je doute fortement que ce fût volontaire ! L’aspect horrifique est malgré tout mis davantage en avant que l’humour,  on retrouve effectivement une ambiance typique de films d’horreur avec cette petite ville canadienne paumée et ses habitants étranges cachant, pour la plupart, un vilain secret.

Le secret est en l’occurrence la présence de jolies jeunes femmes habitant dans une ferme un peu isolée avec un étrange révérend et qui s’adonnent à des activités… pas très catholiques ! Ce pasteur utilise en effet ces femmes pour chasser des proies humaines (quand ce n’est pas les habitants qui s’en chargent), afin d’approvisionner la boucherie du coin en viande ou se faire un bon petit dîner !

De quoi espérer quelques scènes gores… et pourtant non, malheureusement. Il faut savoir que les meurtres sont quasiment tous hors-champ, ceci dit les (parties de) cadavres des victimes permettent quelques petits passages assez sanglants.

Il est aussi dommage qu’il y ait tant de scènes n’apportant strictement rien à l’histoire ou en terme de fun et ralentissant donc un peu le rythme du film. La faute apparemment à un script bien trop court pour un long métrage ce qui a eu pour conséquence un très grand nombre de scènes improvisées.

Et pour les amateurs de belles nanas dénudées qui se demandent si les petites cannibales nous offrent des plans nichons entre deux repas… La réponse est oui. Un peu.

Il aurait été peut-être préférable pour le réalisateur d’opter pour un moyen métrage plutôt qu’un long (ou au moins le raccourcir de quelques minutes), car sans ses scènes superflues je suis certain que Cannibal Girls aurait été plus plaisant à suivre. Néanmoins, en dépit de ses défauts, le film d’Ivan Reitman reste une petite série B canadienne relativement sympathique.

Autour du film :

  • 9 jours ont suffi pour tourner les prises de vues principales.
  • Cannibal Girls permis à Andrea Martin et Eugene Levy de remporter le prix du meilleur acteur et de la meilleure actrice au Festival International du Film d’Horreur en Espagne en 1973.
  • La maison qui a servi de lieu de tournage pour être celle du révérend dans le film appartient en réalité à May Javis, la vieille femme jouant la tenancière du motel.

Blu-ray, DVD et VHS :
Cannibal Girls est disponible en DVD chez l’éditeur anglais Nucleus Films depuis 2011 dans une très bonne édition comprenant des sous-titres anglais et un paquet de bonus, dont une piste audio alternative incluant une sonnerie diffusée juste avant les passages effrayants (pratique si vous regardez le film avec quelqu’un de peureux) ! Le Blu-ray américain (zone A) comprend également cette piste audio particulière ainsi que le court métrage Orientation, la première réalisation de Ivan Reitman.

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