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Réalisatrice : Ursi Reynolds
Avec : Paul Bassis, David Fresh, Rosie Jones, Howard Phun, Rich Abernathy…
Durée : 89 minutes
Année de production : 1987
Origine : USA

Histoire : Du cœur des collines californiennes surgit une rencontre du type préhistorique.
Quand le gouvernement fédéral essaie d’éradiquer la culture locale de marijuana, ils rencontrent un problème inattendu – GANJASAURUS REX – un monstre préhistorique de plus de 120 mètres de haut qui s’est réveillé avec un appétit sain pour une souche particulière de marijuana – le séquoia de cannabis !

Ma chronique : Ganjasaurus Rex est un DTV sorti en VHS aux États-Unis il y a plus de 25 ans. Disponible uniquement sur ce support, autant dire qu’il est difficile de se procurer ce petit film amateur (Ceci dit, il est visible sur Youtube) ! Le film est en quelque sorte l’étrange résultat obtenu en mélangeant le film Godzilla (1954) et la série Weeds (2005-2012) dans une éprouvette, c’est-à-dire une espèce de “Weedzilla”. J’escomptais fortement tomber sur un nanar… Loupé  !

Je me suis retrouvé en réalité face à un énorme navet tourné par et avec des amateurs. Il s’agit en effet du premier et dernier film de la réalisatrice, idem pour les acteurs et scénaristes. Toutes les personnes ayant participé au projet sont en réalité des habitants du comté d’Humboldt, des connaissances de la réalisatrice sans la moindre expérience du métier (tout comme elle sans doute).

L’absence de budget se faisait énormément ressentir, si au moins il y avait de l’inventivité, davantage d’ambition ou des scènes involontairement drôles ce petit film aurait pu être tout à fait regardable, mais le produit fini manque cruellement de tous ces éléments. C’est vrai que le postulat de base a le mérite d’être très original, c’est d’ailleurs ce qui m’avait plus quand j’ai entendu parler de Ganjasaurus Rex, mais le scénario est plombé par des nombreuses blagues tombant à chaque fois à plat et la présence à l’écran du gros Casimir accroc au cannabis ne doit pas dépasser les cinq minutes. Dommage, car ces cinq minutes sont les seules ayant un potentiel nanar tandis que le reste du long métrage est ultra soporifique (que ce soit les parties de l’histoire mettant en scène les drogués, le groupe anti-drogue ou le scientifique et son entourage).

Puis même si les passages avec le monstre en plastique géant ont de quoi faire sourire, il faut attendre la dernière partie pour finalement le voir marcher sur la petite ville (enfin à côté pour être plus précis) et faire fuir deux-trois de ses habitants. Le reste du temps il est très amorphe, la faute à son alimentation sans doute.

Cette scène dans la ville est du reste l’une des nombreuses références à Godzilla, dont le film regorge. On retrouve par exemple des Japonais venant s’assurer que les droits de Godzilla ne sont pas bafoués dans le final, le scientifique centrant ses recherches sur le Ganjasaurus Rex possède une figurine et une version gonflable du célèbre monstre et on apprend grâce à lui que ce dinosaure est également d’origine japonaise.

Voilà des années que je voulais voir cet OFNI (objet filmique non identifié). Maintenant que c’est chose faite, je regrette l’attente… Il s’agit certainement du pire film de dinosaures qu’il m’ait été donné de voir actuellement, le visionnement a été un véritable supplice ! L’idée de base aurait pu donner lieu à quelque chose de fun, de même qu’une plus grosse présence du dino, mais le manque de moyens flagrant et le niveau de l’humour catastrophique gâchent vraiment tout. Peut-être que pour apprécier pleinement l’œuvre, il faut être sous l’effet de certaines substances illicites à l’instar de quelques protagonistes de ce Ganjasaurus Rex

Autour du film :

  • Le trio d’acteurs principaux sont également les scénaristes de Ganjasaurus Rex (Paul Bassis, David Fresh et Rosie Jones).

Blu-ray, DVD et VHS :
Ganjasaurus Rex est sorti au format VHS en 1987 aux USA.

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