Titre original : Adamo ed Eva, la prima storia d’amore
Titre américain : Adam and Eve vs the Cannibals

Réalisateurs : Enzo Doria & Luigi Russo
Avec : Mark Gregory, Andrea Goldman, Ángel Alcázar, Costantino Rossi…
Durée : 86 minutes
Année de production : 1983
Origine : Italie & Espagne

Histoire : Dieu renvoie Adam et Eve du jardin d’Éden après que cette dernière ait croqué une pomme de l’arbre interdit. Le jeune couple se retrouve alors sur terre et devra affronter de nombreux dangers…

Ma chronique : Avec un titre comme Adam and Eve vs the Cannibals, je m’attendais à une réécriture un peu folle de la fameuse histoire de la Bible avec le célèbre couple combattant des cannibales, mais je me suis fait une fois de plus avoir puisque le titre américain est purement commercial. Des cannibales sont pourtant bel et bien présents, mais ils ne représentent que l’un des divers dangers qu’affronteront les jeunes amoureux et ne sont donc visibles que durant une petite partie du long métrage. Je précise aussi que le synopsis de mon DVD (celui édité par Desert Island Films) annonçait également des dinosaures, ce qui aurait été juste nickel pour ce blog, mais là aussi ce n’est que purement marketing puisque seul un ptérodactyle apparaît dans le film.

Alors cet adaptation me semble représenter plutôt fidèlement l’histoire de la Bible au départ : Adam sort de son cocon (faut bien qu’il sorte de quelque part), puis part explorer gaiement le Jardin d’Eden. Le jeune homme sourit niaisement aux cascades et s’amuse avec des animaux. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais voilà, Adam finit par s’emmerder. Il lui vient alors l’idée saugrenue de créer une femme à l’aide de grains de sable, la fameuse Eve, ce qui aura pour effet de provoquer la fin de son joli monde (vous savez, le serpent, le fruit défendu, la colère de Dieu…) et c’est alors que le film va partir en cacahuète.

Les amants punis se retrouvent donc sur Terre, où ils auront à affronter divers dangers : le ptérodactyle en stop motion de Ray Harryhausen provenant directement de Un million d’années avantJ.C. (Don Chaffey, 1966), remplacé lors de son affrontement avec Adam et Eve par une maquette ne ressemblant pas du tout au matériel d’origine, des hommes-préhistoriques, des indigènes, des cannibales, un homme costumé en ours, des loups… Mais tout cela n’est rien face à leurs crises de couple ! Hé oui, une fois sur Terre la relation du joli couple va subir quelques remous, au point que Eve ira carrément voir ailleurs !

Malgré cette petite liste de dangers, et quelques scènes bien nanardes comme vous devez vous en douter, il faut savoir qu’il ne se passe rien de particulièrement passionnant la majeure partie du temps, seule la tribu de cannibales vient réellement pimenter l’action lors de leur attaque contre la tribu d’indigènes. Par contre pas de scènes de cannibalismes, il faudra juste se contenter de les voir chasser le dîner.

Même si ce Adam et Eve m’a parfois faire rire tant il est mauvais (ce n’est pas pour rien que le site Nanarland lui dédie une chronique), je me suis surtout ennuyé face aux péripéties des deux bannis du Jardin d’Eden. Si vous êtes amateurs de nanars pourquoi ne pas tenter le coup, dans le cas contraire (particulièrement si vous êtes de fervents croyants) vous pouvez passer votre chemin.

Autour du film :

  • Le projet du film est passé entre les mains des réalisateurs Sergio Martino, Enzo G. Castellari et Joe D’Amato, avant de finalement se concrétiser avec le duo Enzo Doria/Luigi Russo.

Blu-ray, DVD et VHS :
Le film est édité par Desert Island Films et The Classic Theater, deux sociétés qui distribue plusieurs films se trouvant dans le domaine public. Chez les deux éditeurs le DVD est multizone, en italien sous-titré anglais.

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