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Titre original : Papaya dei Caraibi
Titre américain/anglais : Papaya: Love Goddess of the Cannibals

Réalisateur : Joe D’Amato
Avec : Melissa Chimenti, Sirpa Lane, Maurice Poli, Dakar…
Durée : 86 minutes
Année de production : 1978
Origine : Italie

Histoire : Lorsque la construction d’une centrale nucléaire force son peuple à quitter leur territoire, Papaya décide de se venger en séduisant puis tuant des ingénieurs travaillant sur le projet…

Ma chronique : Love Goddess of the Cannibals… C’est sous ce titre racoleur que je me suis procuré le film en DVD, et je me suis bien fait avoir puisqu’il n’y a pas la moindre trace de cannibales ici ! Ceci dit la chaire humaine y tient bel et bien une place importante, mais plutôt dans le domaine du plaisir que de la… “gastronomie”.
D’ailleurs l’intro résume parfaitement cela à elle toute seule. Le film débute en effet avec une femme flânant quasi-nue sur une plage (la fameuse Papaya), puis nous suivons cette dernière dans une cabane à l’intérieur de laquelle elle s’envoie en l’air avec un homme qui l’y attendait. Après quelques instants à suivre les ébats des deux tourtereaux, l’impression d’être face à un porno soft disparaît soudainement lorsque Papaya arrache le sexe du pauvre monsieur avec ses dents. Voilà la couleur du long métrage de Joe D’Amato annoncée : sea, sex, sex, sex, sex and blood.

À défaut d’avoir des cannibales, Et mourir… de plaisir possède malgré tout un élément typique de ce type de productions : des scènes de cruautés animales. Pas de morts d’animaux à l’écran pour autant, on assiste juste à un combat de coqs au début puis, par la suite, deux cochons (certes déjà morts) se font ouvrir le ventre au couteau avant d’être vidés de leurs organes lors d’une “cérémonie de la pierre”. Cette seconde scène est assez trash, il faut bien l’admettre…

C’est du reste au cours de cette cérémonie que l’on assiste tout de même à un acte de cannibalisme puisqu’un cœur humain s’y fait dévorer. Ce passage a sans doute semblé suffisant aux distributeurs américains pour y inclure le terme “cannibals” dans le titre pour l’exportation aux USA (c’est quand même plus vendeur que Papaya dei Caraibi). Au moins le titre français est, lui, tout à fait approprié. Je rappelle que le postulat de base est l’histoire d’une nymphomane qui tue des techniciens en usant de ses charmes…

Et à ce propos, je peux vous assurez que de la nudité et du sexe on y a droit du début à la fin ! Il y en a même tellement que cela a personnellement rapidement finit par… m’amuser. Effectivement ces scènes sont dans l’ensemble loin d’être justifiées de manières cohérentes (comme d’autres éléments du script), au point qu’elles en deviennent bien souvent très drôles !
Prenons pour exemple une partie de l’histoire (attention, spoilers sur la fin) : le personnage de la journaliste Sara, interprétée par Sirpa Lane, se fait kidnapper par des membres du village de Papaya puis assiste au meurtre de son amant par cette dernière. Elle tente alors de fuir, mais se fait rapidement rattraper par les villageois et leur chef. Le chef lui explique alors que le nucléaire est un poison pour la nature et que c’est pour cela qu’ils tuent les hommes liés à la construction de la centrale. La réaction de la journaliste ? S’envoyer en l’air avec lui et rallier sa cause, en pardonnant directement la mort de son amant et des ingénieurs. Un syndrome de Stockholm ma foi un poil rapide… Bref, peu après Papaya tente de tuer Sara à cause d’une crise de jalousie (venant d’elle, c’est déjà assez ironique), puis elles finiront par coucher ensemble et devenir amies. Pas à long terme non, mais dans les minutes suivant l’agression.

Et mourir… de plaisir est donc surtout un film de canniboules faute d’être un film de cannibales (étant réalisé par D’Amoto ce n’est pas si surprenant quand on connaît la filmographie du Monsieur). Si vous êtes amateurs de nanars (ou/et d’érotisme tant qu’on y est) pourquoi ne pas tenter le coup, mais si vous recherchez du gore vous serez vite déçu puisqu”il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent de ce coté (si vous me permettez l’expression).

Autour du film :

  • Le DVD allemand comporte en bonus une version du film au format Super 8.

Blu-ray, DVD et VHS :
Et mourir… de plaisir est disponible en DVD multizone aux éditions Shameless Screen Entertainment depuis juin 2010, en anglais et sans sous-titres. Il existe également un DVD zone 1 chez Severin Films.

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