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Titre alternatif français : Urban Cannibals

Réalisateur : Chad Ferrin
Avec : Timothy Muskatell, Trent Haaga, Tina Birchfield, Gil Espinoza, Casey Powell…
Durée : 81 minutes
Année de production : 2003
Origine : USA

Histoire : Caméraman indépendant, Eric Hayes filme tout ce qui se présente de sulfureux, dans l’espoir de le vendre très cher à une grande chaîne de télévision. Meurtres, passages à tabac, suicides… Une réalité brutale, effroyable, que sa nouvelle découverte dépasse de très loin en horreur. Dans une rue sordide de Los Angeles, il tombe sur trois hommes dévorant la chair d’une femme…
Un dantesque festin cannibale. Traumatisé, la caméraman poursuit néanmoins son enquête et s’engage dans un monde souterrain, refuge d’une communauté dont les instincts remontent à la nuit des temps…

Ma chronique : Voilà un film très peu connu, que j’ai trouvé par hasard en farfouillant dans un bac devant une boutique de DVD d’occasions. Je n’étais pas certain qu’il s’agissait véritablement d’un film de cannibales malgré la mention dans le synopsis, la faute au titre qui laissait supposer que les mangeurs d’hommes n’étaient pas humains, mais je me suis laissé tenté malgré tout. Un choix d’autant plus risqué quand on sait que la compagnie qui a produit The Ghouls est nommée Crappy World Films
Après avoir visionné le disque, je peux vous affirmer deux choses : déjà qu’il s’agit bien d’un film avec des cannibales, ensuite que ce dernier est effectivement très… “crappy”.

Ceci est dû principalement au fait que The Ghouls est composé d’une succession de scènes pas particulièrement passionnantes et plutôt longuettes. La petite heure vingt que dure le film paraît alors durer une éternité ! Déjà que l’enquête de Eric Hayes, héros drogué et alcoolo au charisme d’une huître, est aussi trépidante qu’un épisode de Derrick (voire même pas), on doit supporter en plus une ou deux scènes avec l’ex-femme du héros n’apportant strictement rien au scénario et servant sans doute uniquement à rajouter quelques minutes au long métrage. Un scénario manquant cruellement d’ambition et d’originalité donc…

En revanche la partie de l’histoire concernant les cannibales pourrait, elle, être qualifiée dans un sens d’originale puisque ces anthropophages sont en fait des hommes et des femmes vivant dans les égouts depuis si longtemps qu’ils ne supportent plus la lumière du soleil et ne sortent en conséquence que la nuit afin de se nourrir d’un ou deux passants vite-fait dans une petite ruelle paumée. Originale peut-être, par contre niveau crédibilité on repassera.
Puis il faut savoir que les scènes de cannibalismes sont très rares à l’écran (une ou deux), ce qui n’empêche pas The Ghouls de posséder quelques passages relativement gores. Rien d’insoutenable non plus (beaucoup de sang et de tripailles), mais c’est toujours ça de pris.

Le seul véritable point positif (et tout à fait involontaire) du métrage de Chad Ferrin réside dans les quelques rares passages nanars, comme le final “watzeufeuk” avec le trisomique qui a volé la caméra du héros ou encore les nombreuses incohérences dues aux scénaristes qui ne se sont pas trop cassé le cul. Ceci dit, c’est loin d’être suffisant pour rendre l’ensemble véritablement fun. Très loin même.

J’ajouterais enfin que la qualité de l’image est juste catastrophique, j’avais vraiment l’impression de me trouver face à un film amateur datant du début des années 90 plutôt que de 2003 ! J’étais d’ailleurs persuadé que c’était le cas, jusqu’à ce que je tombe sur l’année exacte en préparant cet article…

Au final, il est bien difficile de trouver des qualités à ce Ghouls ! Je me suis ennuyé du début à la fin et n’attendais qu’une seule chose : que le calvaire qu’est le visionnage se termine enfin.

Autour du film :

  • The Ghouls a été diffusé dans plusieurs festivals de films entre 2003 et 2004 (aux USA, en Espagne, aux Pays-Bas et en Suisse), avant de finalement sortir en DVD en 2005.

Blu-ray, DVD et VHS :
The Ghouls est disponible en France en DVD depuis le 12 mai 2005.

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