Réalisateur : Boris Rodriguez
Avec : Thure Lindhardt, Georgina Reilly, Dylan Smith, Alain Goulem…
Durée : 79 minutes
Année de production : 2011
Origine : Canada & Danemark

Histoire : Lars Olafsen, autrefois une star naissante appréciée dans le milieu artistique, refuse désormais de peindre car sa créativité est lourde de conséquences. En effet, il tire son inspiration de carnages, de sang, de viscères et de membres coupés. Ronny son agent lui procure alors une place de professeur à l’académie des arts d’une petite ville canadienne située au milieu de nulle part. Cette initiative doit faire office de mesure thérapeutique pour Lars, une possibilité pour lui de vaincre son goût pour le sang en peignant au calme et dans l’isolement à la campagne. C’est alors qu’Eddie, un garçon traumatisé et muet entre dans sa vie…

Ma chronique : C’est lors d’une petite journée en Suisse-Allemande que je me suis procuré ce métrage dont le titre (“Sleepwalking Cannibal”) et le genre (comédie) m’intriguaient pour un film de cannibales. Et je dois dire ne pas du tout regretter cet achat !

On a affaire ici à une comédie pleine d’humour noir mettant en scène un artiste qui retrouve soudainement de l’inspiration pour peindre après avoir découvert le cadavre d’un lapin à moitié dévoré par son colocataire somnambule. Le lapin va très rapidement être remplacé par des êtres humains, ce qui aura pour effet chez l’artiste… d’accroitre davantage sa créativité ! Ce dernier finira même par provoquer lui-même les carnages en s’arrangeant pour que sa muse s’attaque bien à des humains plutôt que des animaux (halala, qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour l’art n’est-ce pas ?)…

Le plus drôle dans toute cette histoire c’est que malgré l’aspect sombre de la personnalité des deux protagonistes, on ne peut s’empêcher de les trouver sympathiques ! Le muet traumatisé par la mort de ses parents est en effet tout ce qu’il y a de plus gentil et attachant lorsqu’il ne fait pas du somnambulisme. Le peintre est également un personnage auquel on s’attache facilement, du moins avant qu’il ne perde complètement la tête à cause de son envie de créer de nouvelles œuvres.

En plus de l’excellent scénario les acteurs ne sont pas en reste, particulièrement Dylan Smith dans le rôle d’Eddie qui joue parfaitement les deux facettes pourtant totalement opposées de son personnage. Son partenaire, Thure Lindhardt, ainsi que les acteurs secondaires m’ont aussi semblé très convaincants dans leur rôle respectif.

Concernant les scènes de cannibalisme, il faut savoir qu’elles se déroulent principalement hors-champs. Ceci n’empêche pas le film d’être bien sanglant pour autant grâce aux cadavres complètement déchiquetés laissés par Eddie, ainsi que l’apparence de ce dernier qui se retrouve constamment couvert de sang !

Eddie: The Cannibal Sleepwalker est un film de cannibales complètement différent de ceux dont j’ai l’habitude de voir et dont je n’attendais pas grand-chose avant de le visionner, pourtant il m’a plus qu’agréablement surpris tant il est réussi ! Voilà une comédie noire intelligente qui mériterait amplement une sortie en DVD/Blu-ray chez un éditeur français…

Autour du film :

  • Eddie: The Sleepwalking Cannibal a remporté le “Black Tulip Award” au Amsterdam Fantastic Film Festival en 2012, ainsi que le “Grand Prize of European Fantasy Film in Silver” la même année lors du Leeds International Film Festival.

Blu-ray, DVD et VHS :
Eddie: The Sleepwalking Cannibal est disponible en DVD et Blu-ray en Allemagne et aux USA. Les disques allemands comprennent la version allemande et anglaise du film sans sous-titres, pour les disques américains je suppose que seul l’anglais est disponible, sans doute sans sous-titres également.

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