Sera suivi par : Le Monde perdu : Jurassic Park (1997) & Jurassic Park III (2001)

Réalisateur : Steven Spielberg
Avec : Sam Neil, Laura Dern, Jeff Goldblum, Richard Attenborough…
Durée : 127 minutes
Année de production : 1992
Origine : USA

Histoire : Une poignée de scientifiques récupèrent dans un moustique fossilisé il y a plus de 200 millions d’années, le sang d’un dinosaure que l’insecte venait alors de piquer. Après avoir reconstitué la chaîne ADN de cette créature préhistorique, donner vie à quelques spécimens du genre est pour eux un jeu d’enfant. Voilà donc des dinosaures en chair et en os qui batifolent en toute sérénité sur une île transformée par un mécène en gigantesque parc d’attractions ultra-sécurisé. Tout va bien jusqu’à ce qu’un vilain décide de s’emparer de l’ADN conservé dans la chambre froide, mettant en panne tout le système informatique du parc.

Ma chronique : Quel gosse n’a pas rêvé de voir un jour de vrais dinosaures ? Des animaux de chaire et de sang bien vivants et non des fossiles dans un musée ?
Grâce à la magie du cinéma, Steven Spielberg a permis à bon nombre d’entre eux de découvrir des dinosaures plus vrais que nature en se chargeant de l’adaptation cinématographique du roman Jurassic Park.

En effet, les dinosaures du film sont très réalistes et n’ont strictement rien à envier aux productions actuelles. J’irais même jusqu’à dire que les effets spéciaux de certains blockbusters sortis au cours des dix dernières années peinent à atteindre un tel niveau de réalisme.

En plus d’avoir droit à des effets spéciaux de grande qualité, nos chers lézards géants sont aussi presque tous introduis aux spectateurs de manière mémorable et donnent lieu également à quelques bonnes scènes de suspense. La première apparition du T. Rex, véritable star de ce Jurassic Park, illustre parfaitement cela (c’est d’ailleurs mon passage favori, comme pour pas mal de monde je pense). L’entrée en scène des raptors dans la cafétéria ainsi que la traque des deux enfants dans la cuisine sont aussi de très bons exemples.
Mais plutôt que de parler essentiellement des dinosaures, je vais maintenant aborder les autres composants du film (Car les dinos c’est bien, mais il y a d’autres choses autour. Hé oui !).

Pour commencer, l’élément le plus marquant du film après les effets spéciaux selon moi, la musique. La bande originale composée par John Williams est superbe et je trouve que le monsieur livre ici l’une de ses meilleures compositions. Les différents morceaux s’intègrent parfaitement au métrage et il est clair que beaucoup de scènes perdront de leur efficacité sans eux.

Ensuite, le scénario. Certes l’histoire est bien mise en place, crédible et plaisante à suivre, mais je dois admettre regretter un peu aujourd’hui que Spielberg ait supprimé ou modifié tant d’éléments du bouquin afin d’en faire un film tout public. Je comprends parfaitement le choix du réalisateur, pourtant j’aurais bien voulu découvrir ce qu’aurait donné une adaptation plus fidèle, avec un scénario et des personnages plus complexes, mais surtout des passages plus effrayants.

Malgré tout, je trouve que les personnages restent ici assez intéressants puisqu’ils sont tout de même creusés un minimum. J’ai par exemple particulièrement apprécié l’évolution de la relation qu’entretient Grant avec les enfants, ainsi que le personnage de Hammond qui passe son temps à agir comme un grand enfant bercé d’illusions avant de finalement ouvrir les yeux sur tous les problèmes de son parc.

Même vingt ans après sa sortie et une multitude de visionnages, Jurassic Park reste toujours pour moi un film que je peux regarder encore et encore sans m’en lasser. Lorsque les jeeps pénètrent pour la première fois dans le parc à travers cette gigantesque porte, je ne peux pas m’empêcher d’avoir des frissons à chaque fois !
Le métrage fait clairement partie des meilleurs films de dinosaures que j’ai vu, mais est surtout l’un de mes films favoris tous genres confondus.

Autour du film :

  • La pré-production de Jurassic Park a débuté en 1989, avant même la publication du livre de Crichton (1990) !
  • Les dinosaures devaient principalement être animés en stop motion, mais Spielberg décida rapidement de remplacer cette technique par des images de synthèse après avoir été bluffé par une démo d’ILM montrant un Tyrannosaure en mouvement généré sur ordinateur.

Blu-ray, DVD et VHS :
Jurassic Park est disponible sous tous les supports, seul ou en coffret avec ses deux suites. Le must est actuellement la récente édition Blu-ray comprenant la superbe statuette du T. Rex et une multitude de bonus, mais quelque chose me dit que l’on aura droit à un nouveau coffret “prochainement” avec la ressortie du film en 3D…

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